Course sur le Douro
Course sur le Douro

Courir au Portugal

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Le Portugal est un pays de coureurs. Les routes, les paysages et le climat sont parfaits pour enfiler ses chaussures de course et faire quelques kilomètres. Il y en a pour tous les goûts, et pour tous les niveaux, que ce soit sur route, en trail, avec ou sans dénivelé, en amateur ou en compétition !


Je cours un peu. Parfois tous les jours, longtemps, d’autres fois une fois par semaine. Dans mes parcours, j’essaie de varier un peu. C’est la force du jogging, c’est que nous pouvons le faire où bon nous semble ! Je ne pourrais jamais comprendre ceux qui courent sur un tapis roulant, en salle.

Surtout quand on a le Portugal à portée de chaussures de sport.

Courir à la campagne

C’est la campagne, celle de mes parents, qui m’a véritablement donné le goût de la course à pied. Sortir de chez soi quelques minutes, aller prendre l’air et courir sur les petites routes tranquilles des pinèdes, c’est un réel bonheur.

Même pas besoin de courir d’ailleurs, une simple promenade peut suffire. Mais courir permet d’aller plus loin, de découvrir plus de choses, et de se faire du bien. Si en plus, on aère ses poumons avec la bonne odeur des pins et des eucalyptus…

José qui pose sur la ligne de départ
Départ du semi-marathon Douro Vinhateiro. Superbes paysages dans la région du vin de Porto !

En France, j’ai également vécu quelques années à la campagne. C’est un bonheur tout aussi parfait, sans feu rouges pour nous interrompre, sans gaz d’échappement pour nous polluer. Je n’avais qu’une seule petite inquiétude : les chasseurs. Les faits divers qui leur sont associés sont effroyables, et, je dois le dire, semblent plus courants en France qu’au Portugal.

L’avantage de la campagne, c’est qu’il est plus facile d’éviter le bitume, et par conséquent de moins forcer sur les articulations.

👉 Le petit souci dans la campagne portugaise que je connais, c’est qu’elle est assez vallonée. C’est presque impossible d’avoir un parcours parfaitement plat du début à la fin si on veut courir une dizaine de kilomètres, du moins dans la moitié nord du pays.

Trail au Portugal

Qui dit dénivelé dit aussi trail. Et le Portugal est très bien servi en parcours de trail. Les villes sont souvent bâties sur des collines, entourées même de montagnes. C’est relativement simple pour un citadin de rejoindre un parcours de trail.

Avec l’engouement de ses dernières années pour le sport et la course à pied en particulier, les municipalités n’ont pas hésité à aménager des parcours.

C’est quelque chose qui ne coûte pas cher aux villes, et qui fait plaisir aux citoyens coureurs. Baliser un parcours, mettre un plan, c’est relativement simple. Certaines villes mettent même à disposition des salles de bain pour les coureurs.

A proximité de Porto, nous avons par exemple le centre de trail running de Valongo, où nous pouvons choisir plusieurs parcours de trail dans les montagnes de Valongo : 10, 12, 23 et même 45 km ! Pour avoir fait celui de 23 km, je peux vous garantir que ça ne rigole pas, il est bien difficile comme il faut, mais… on aime ça !

Chaussures de course à pied
Prêt pour le trail…

Courir en ville

J’aime bien la ville. Y courir ne me dérange pas du tout… hormis la circulation automobile ! Devoir ralentir son rythme, ou même s’arrêter pour laisser passer les voitures est exaspérant. Ce n’est, vous l’imaginez, pas du tout le meilleur endroit lorsque l’on veut s’entraîner sérieusement.

Que l’on soit à Lisbonne, Porto ou Paris, c’est pareil : pour bien faire, nous devons nous trouver un parcours sympa avec le moins de rues à traverser possible.

Certains choisissent de courir dans un parc. A Porto par exemple, c’est le Parque da Cidade qui a la préférence des gens de mon quartier. Mais un Parc, même aussi beau et grand que celui da Cidade, on en a vite fait le tour. A Paris, j’avais celui des Buttes-Chaumont, ce n’était pas mieux. En courant, les espaces verts citadins deviennent minuscules, en quelque sorte.

Courir en ville est ainsi moins « spontané » qu’à la campagne, il faut préparer un minimum son parcours. L’immense chance que j’ai à ce niveau, c’est justement de vivre à Porto. C’est facile de rejoindre le Douro, de longer le fleuve, de remonter par l’océan puis de finir sur le Parque da Cidade.

Parque da Cidade
Parque da Cidade, Porto : en quelques mètres, nous avons des arbres, des lacs, la mer, et bien sûr, la ville. C’est le meilleur endroit pour faire un footing que je connaisse.

En un seul parcours, on varie les paysages comme nulle part ailleurs.

👉 Par rapport à la France, la façon de courir en ville est assez différente. En premier lieu, les trottoirs. Même si les petits pavés de la Calçada Portuguesa sont magnifiques, il y a souvent des trous ou des pavés qui traînent. Si on ne fait pas attention où on met les pieds, on peut avoir des problèmes.

Mais ce (petit) désagrément est compensé, largement, par le respect des automobilistes envers le passage piéton. Ils s’arrêtent toujours, en plus d’être sur le code de la route, c’est culturel. Bien pratique quand on veut traverser sans trop perdre de temps lors de notre footing.

Les coureurs portugais

Nous avons eu au Portugal quelques grands champions. On se souvient de Carlos Lopes et de Rosa Mota, médaillés d’or au Marathon des Jeux Olympiques de Los Angeles 1984 et Séoul 1988 respectivement.

On m’avait dit il y a quelques années que si le Portugal était relativement bon en course à pied, c’est parce que ça ne coûtait pas cher. Pas besoin d’infrastructures particulières, juste une paire de chaussures… et encore.

Depuis que les pays africains sont montés en puissance, le Portugal s’éclipse des compétitions internationales. Mais il n’empêche : même sans grands champions actuels, on pratique quand même la course à pied. A la campagne, il n’y a parfois pas beaucoup d’autres alternatives, surtout si on est fauchés ou qu’on aime pas trop le foot.

Humainement, c’est difficile à dire pour moi s’il existe des différences de mentalité entre coureurs portugais et français, par exemple. J’ai envie de dire que non. Nous sommes dans un sport individuel, souvent de dépassement de soi, et il n’y a pas 36 façons différentes d’aborder un marathon.

Peut-être aimons-nous un peu plus faire la fête au Portugal? Les compétitions officielles sont souvent très animées, avec une belle ambiance festive, mais en France, c’est pas mal aussi.

Je le réaffirme, j’ai l’impression que les coureurs des deux pays, et sans doute même du monte entier, on un état d’esprit similaire quand ils courent.

Les compétitions

Il y a tout le temps, pas trop loin, une compétition. La course à pied est de plus en plus à la mode. Il y a toujours plus de 10 km, mais aussi de semi-marathons de marathons ou de trails qui sont organisés.

Ce qui nous fait choisir une compétition plutôt qu’une autre, c’est avant tout la beauté du parcours. Parfois, le temps que l’on peut espérer y faire, comme c’est le cas pour le « semi-marathon de l’Europe », à Aveiro, « le plus rapide du Portugal » selon l’organisation.

L’ambiance est toujours festive. Ne peuvent pas manquer à l’appel des musiciens sur le parcours, la bonne ambiance, le moral au beau fixe. Nous sommes là pour nous amuser !

Je nous ai fait un petit documentaire vidéo sur une petite course à pied, la Saint Sylvestre de Porto, où j’ai eu le bonheur de participer.

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