Palais de Justice de Porto
Palais de Justice de Porto

Pédophile condamné à 21 ans de prison

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On parle souvent de laxisme de la Justice. Ce n’est pas le cas cette fois-ci. Un prédateur sexuel portugais devra passer 21 ans sous les verrous.

Ce technicien de radiologie a été condamné à Lisbonne.

Il avait été accusé d’avoir commis 2800 crimes sexuels, parmi lesquels :

  • 2772 crimes de pornographie de mineurs aggravée (possession et redistribution d’images pédophiles)
  • 33 abus sexuels sur mineurs
  • 70 crimes de prostitution de mineurs

Pour rappel, l’âge de consentement (majorité sexuelle) est fixée au Portugal à 14 ans. Il faut nuancer cet âge relativement jeune : entre 14 et 16, si le rapport sexuel a été effectué avec un adulte qui a profité de l’inexpérience, l’adulte risque 3 ans de prison.

Les crimes qui ont été prouvés et qui l’ont condamné sont moins nombreux que ceux de l’accusation. Au final, il fera 21 ans de prison pour avoir pratiqué 3 crimes de pornographie de mineurs, 21 de prostitution et 33 abus sexuels.

Le pédophile gérait un site Internet où se trouvaient les images pornographiques interdites. Le site était diffusé sur le “darknet”, grâce à un groupe fermé.

Le pédophile se fait souvent passer pour un gentil

C’est sans doute la technique la plus souvent utilisée par ces prédateurs sexuels. Pour amadouer les enfants et la famille, ils s’en rapprochent avec des cadeaux. Ici, ce condamné de 48 ans a utilisé cette stratégie à plein.

En 2014, l’homme s’est rapproché d’une famille pauvre par l’intermédiaire d’une amie commune. Il avait été présenté comme étant quelqu’un qui aimait aider les personnes en difficulté. Il s’est ainsi rapproché de la famille, et lors de ses visites, prêtait de l’argent à la mère ou offrait des biens de consommation de la vie courante.

Pour s’attirer les faveurs sexuelles des enfants, il leur offre à chacun un vélo. Il se fera donc payer “en nature”… Le collectif de juges n’a eu aucun doute que “l’accusé a trahi la confiance de la mère”.

Les actes sexuels auront provoqué des séquelles sur le développement des enfants. La peine de prison, qui semble exemplaire pour le Portugal, a été justifiée par le tribunal par le risque de récidive du prédateur sexuel.

Rappelons que la peine maximale au Portugal est de 25 ans fermes de prison.


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