Plus de 3 500 patients restent à l’hôpital au Portugal malgré une sortie médicale autorisée

Plus de 3 500 patients restent à l’hôpital au Portugal malgré une sortie médicale autorisée

Le Service national de santé portugais fait face à une hausse des « internements sociaux », ces situations où une personne ne relève plus de soins hospitaliers aigus mais ne peut pas encore quitter l’hôpital.

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Le nombre de personnes maintenues dans les hôpitaux portugais après avoir reçu une autorisation médicale de sortie dépasse désormais 3 500. Selon Renascença, la direction exécutive du SNS admet que ces « internements sociaux » ne pourront pas être résolus cette année, même si elle affirme vouloir les réduire progressivement.

Des patients qui n’ont plus besoin d’un lit hospitalier

Un internement social désigne une situation où le patient a reçu une sortie clinique, mais reste hospitalisé faute de solution de prise en charge hors de l’hôpital. Il ne s’agit donc pas, en principe, d’un maintien lié à la phase aiguë de la maladie, mais d’un blocage après la décision médicale de sortie. Les raisons peuvent tenir à l’absence de conditions à domicile, au manque de soutien familial, à l’attente d’une place en soins de suite ou en structure adaptée, ou encore à la difficulté d’organiser une aide sociale suffisante.

Une pression directe sur les lits disponibles

Lorsque plus de 3 500 lits restent occupés par des patients déjà autorisés à sortir, l’effet se répercute sur tout le fonctionnement hospitalier. Ces lits ne peuvent pas être utilisés pour de nouvelles admissions, notamment après un passage aux urgences ou pour des patients nécessitant une hospitalisation programmée. Le sujet dépasse donc la seule gestion administrative des sorties: il touche à la capacité réelle du SNS à faire circuler les patients entre l’hôpital, les soins de suite, le domicile et les réponses sociales.

Le SNS parle d’une réduction progressive, pas d’une solution rapide

Le directeur exécutif du SNS reconnaît que les internements sociaux ne seront pas réglés cette année. Le message est important: le problème est suffisamment installé pour ne pas pouvoir être résorbé par une mesure ponctuelle ou par une simple accélération des sorties. La priorité annoncée est plutôt une diminution graduelle, ce qui suppose de trouver des réponses en dehors de l’hôpital et de mieux coordonner les acteurs de santé et de soutien social.

Les chiffres à suivre dans les prochains mois

Le chiffre national de plus de 3 500 personnes donne l’ampleur du phénomène, mais plusieurs informations restent déterminantes pour mesurer l’évolution réelle: la répartition par région, les hôpitaux les plus touchés, la durée moyenne de maintien après sortie clinique, ainsi que les types de réponses manquantes. Sans ces éléments, il est difficile d’identifier si le blocage vient surtout des soins continus, de l’aide à domicile, des établissements sociaux ou de la coordination entre services.


Cette hausse des internements sociaux montre que la sortie de l’hôpital ne dépend pas seulement de l’état médical du patient. Tant que les solutions de suivi, d’hébergement ou d’aide à domicile resteront insuffisantes, une partie des lits hospitaliers portugais continuera d’être occupée par des personnes qui devraient déjà être prises en charge ailleurs.

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