Une enquête publiée au Portugal met en évidence l’écart entre le coût des places en maison de retraite et les moyens réels des personnes âgées. Dans de nombreux cas, la charge financière bascule directement sur les familles.
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Au Portugal, environ huit personnes âgées sur dix n’ont pas les moyens de payer seules une place en maison de retraite, selon l’étude relayée ce 24 juillet. Le même constat ressort du côté des familles: plus de la moitié déclarent devoir dépasser le budget prévu lorsqu’un proche entre dans un lar, avec des factures mensuelles qui peuvent dépasser 1 500 euros.
Un coût mensuel qui dépasse souvent les ressources du retraité
Le chiffre le plus frappant est celui-ci: huit seniors sur dix ne parviendraient pas à financer eux-mêmes une place en maison de retraite. La difficulté vient du caractère récurrent de la dépense. Une facture de plus de 1 500 euros par mois ne correspond pas à une dépense ponctuelle, mais à un engagement durable, souvent appelé à se prolonger pendant plusieurs années. Pour une personne âgée vivant principalement de sa pension, l’écart entre les revenus disponibles et le prix demandé devient rapidement impossible à combler sans aide extérieure.
Les familles absorbent une partie croissante de la dépense
L’enquête indique aussi que plus de la moitié des familles sont contraintes de dépasser leur budget initial au moment de placer un proche en maison de retraite. Cela signifie que le choix d’un établissement ne dépend pas seulement de la disponibilité d’une place ou de la proximité géographique: il dépend aussi de la capacité des enfants, conjoints ou autres proches à compléter chaque mois la somme nécessaire. Cette pression financière peut être d’autant plus lourde qu’elle arrive souvent dans un moment d’urgence, après une perte d’autonomie, une hospitalisation ou l’impossibilité de maintenir la personne âgée à domicile.
Ce que désigne un « lar » au Portugal
Au Portugal, le terme courant « lar » renvoie aux structures d’hébergement pour personnes âgées. Dans le vocabulaire officiel, on parle notamment d’ERPI, pour « Estrutura Residencial para Pessoas Idosas ». Ces établissements assurent l’hébergement, les repas, l’accompagnement quotidien et une partie de l’assistance nécessaire aux personnes qui ne peuvent plus vivre seules ou dont la famille ne peut plus assurer la prise en charge à domicile. Le prix final peut varier fortement selon l’établissement, la localisation, le niveau d’autonomie de la personne, le type de chambre et les services inclus ou facturés séparément.
Les points à vérifier avant de signer
Avant d’accepter une place, il est essentiel de demander un budget écrit et détaillé. La famille doit vérifier ce qui est inclus dans le montant mensuel: repas, soins d’hygiène, blanchisserie, accompagnement médical, médicaments, couches, transports, sorties, examens ou frais administratifs. Il faut aussi demander s’il existe une caution, des frais d’entrée, des hausses prévues en cours d’année et des conditions particulières en cas d’hospitalisation ou de départ. Dans un contexte où la facture dépasse déjà le budget de nombreuses familles, ces éléments peuvent faire une différence importante sur le coût réel à payer chaque mois.
Le coût des lares au Portugal devient un sujet économique autant que social: la perte d’autonomie ne pèse plus seulement sur la personne âgée, mais sur l’ensemble du foyer qui l’entoure. Pour les familles concernées, la priorité est de comparer les coûts réels, de clarifier les frais annexes et d’anticiper la durée possible de cette dépense avant de prendre une décision.
