À Duas Igrejas, dans le concelho de Miranda do Douro, un éleveur a perdu une grande partie de son troupeau en une seule nuit. Les pertes sont estimées à environ 15.000 euros.
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Une attaque attribuée à des loups a tué 46 brebis dans le concelho de Miranda do Douro, dans le nord-est du Portugal. Le cas s’est produit à Duas Igrejas et l’éleveur concerné estime ses pertes à environ 15.000 euros, avec au moins un an nécessaire pour reconstituer son troupeau.
Un bilan lourd en une seule nuit
Le troupeau touché se trouvait à Duas Igrejas, localité du concelho de Miranda do Douro, dans le district de Bragance. Le bilan confirmé fait état de 46 brebis mortes. Le nombre d’animaux blessés varie selon les premiers éléments publiés: au moins six brebis ont été touchées, et CNN Portugal évoque jusqu’à 12 animaux blessés, dont six dans un état grave. L’attaque est décrite comme l’une des plus importantes enregistrées dans la région ces dernières années. Pour l’éleveur, la perte ne se limite pas aux animaux morts: les bêtes blessées peuvent nécessiter des soins vétérinaires, certaines peuvent ne pas survivre, et le fonctionnement du troupeau est durablement désorganisé.
Pourquoi le préjudice atteint 15.000 euros
L’estimation de 15.000 euros avancée par le propriétaire correspond à un choc économique important pour une exploitation ovine. Dans ce type d’élevage, une brebis représente à la fois une valeur immédiate, un potentiel de reproduction et une source de revenus futurs. Perdre 46 animaux d’un coup signifie donc aussi perdre une partie de la production attendue sur les prochains mois. La reconstitution du troupeau ne peut pas se faire instantanément. L’éleveur estime qu’il lui faudra au moins un an pour retrouver un effectif comparable. Ce délai dépendra notamment de la capacité à acheter de nouveaux animaux, de leur adaptation au troupeau existant et du rythme naturel de reproduction.
Le loup ibérique est protégé au Portugal
Au Portugal, le loup ibérique est une espèce protégée. Cette protection interdit les réponses directes contre l’animal et renvoie les éleveurs vers les dispositifs de constatation et d’indemnisation prévus par les autorités. L’Institut de la conservation de la nature et des forêts, l’ICNF, est l’organisme public de référence sur la conservation de l’espèce et sur la gestion des dommages attribués au loup. Après une attaque, l’enjeu immédiat pour un éleveur est de faire constater rapidement les dégâts: animaux morts, animaux blessés, localisation, traces éventuelles et circonstances. L’indemnisation dépend ensuite de la reconnaissance de l’attaque comme étant imputable au loup et des règles administratives applicables. Dans un cas comme celui de Duas Igrejas, le montant final reconnu pourra donc dépendre de l’évaluation officielle des pertes.
Une tension récurrente dans les zones d’élevage du Nord-Est
Miranda do Douro se situe dans une zone rurale où l’élevage extensif reste présent et où la cohabitation avec la faune sauvage peut être difficile. Les attaques de loups touchent surtout les exploitations qui disposent de troupeaux en pâturage ou dans des zones moins faciles à surveiller la nuit. Les moyens de prévention — chiens de protection, clôtures, surveillance renforcée, regroupement nocturne des animaux — peuvent réduire le risque, mais ne l’éliminent pas totalement. Plus l’attaque est massive, plus elle relance la question du coût réel supporté par les éleveurs: achat de nouveaux animaux, soins, temps de travail supplémentaire, pertes de production et incertitude sur les indemnisations.
Les prochaines étapes devraient porter sur la confirmation officielle des circonstances de l’attaque, l’état des animaux blessés et l’éventuelle indemnisation de l’éleveur. À court terme, la priorité reste de sécuriser le troupeau restant et de limiter de nouvelles pertes dans une zone où la présence du loup impose une surveillance constante.
Sources utilisées
Sources du jour
Sources complémentaires
