La Police judiciaire portugaise veut recueillir les déclarations du président du Chega et de deux élus du parti dans une enquête ouverte autour d’un cabinet parlementaire.
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La Polícia Judiciária veut entendre André Ventura, président du Chega, ainsi que deux députés du parti dans l’enquête portant sur une intrusion présumée dans un cabinet au Parlement portugais. Selon les éléments rapportés par Renascença et Notícias ao Minuto, les auditions doivent avoir lieu en qualité de témoins, et des demandes ont déjà été adressées à l’Assemblée de la République pour permettre leur audition.
Des auditions demandées comme témoins, pas comme mis en cause
Le point important, à ce stade, est le statut annoncé des personnes que la PJ souhaite entendre. André Ventura et les deux députés du Chega doivent être auditionnés comme témoins dans le cadre de l’enquête sur ce qui est décrit comme une intrusion ou un assaut présumé dans un cabinet parlementaire. Renascença indique que l’information a été confirmée auprès d’une source officielle du Chega. Aucun élément fourni ne fait état d’une constitution comme arguido, le statut portugais de personne formellement mise en cause dans une procédure pénale.
Pourquoi l’Assemblée doit donner son accord
Au Portugal, les députés bénéficient d’un régime d’immunité parlementaire encadré par la Constitution. Cette protection ne signifie pas qu’un élu ne peut jamais être entendu par la justice, mais certaines démarches exigent l’autorisation de l’Assemblée de la République. L’article 157 de la Constitution prévoit notamment qu’un député ne peut pas être entendu comme déclarant ou comme arguido sans autorisation parlementaire. Dans ce dossier, la demande envoyée au Parlement sert donc à permettre les auditions. Elle ne doit pas être confondue avec une accusation pénale ni avec une conclusion sur les faits enquêtés.
Ce que l’enquête doit encore établir
L’enquête porte sur les circonstances exactes de l’épisode signalé dans les locaux parlementaires: la réalité de l’intrusion présumée, les conditions dans lesquelles elle aurait eu lieu, les personnes présentes ou informées, ainsi que les éventuelles responsabilités. Les auditions demandées peuvent servir à préciser la chronologie, à confronter des versions ou à recueillir des éléments sur l’accès au cabinet concerné. À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’indiquer si d’autres personnes seront entendues ni quand les auditions auront lieu.
Un dossier sensible parce qu’il touche aux locaux du Parlement
L’affaire est politiquement sensible pour deux raisons concrètes: elle concerne un espace de travail situé à l’Assemblée de la République et elle implique, comme témoins à entendre, le chef d’un parti parlementaire et deux députés. La suite immédiate dépend de la réponse institutionnelle du Parlement aux demandes transmises. Si l’autorisation est accordée, la PJ pourra programmer les auditions et avancer dans la vérification des faits.
Le dossier reste donc à un stade procédural: la PJ cherche à entendre André Ventura et deux députés du Chega comme témoins, tandis que l’Assemblée doit se prononcer sur l’autorisation nécessaire. Les faits eux-mêmes, les circonstances de l’intrusion présumée et les éventuelles responsabilités restent encore à clarifier par l’enquête.
