Au Portugal, un conducteur décédé et autopsié sur quatre avait une alcoolémie criminelle en 2025

Au Portugal, un conducteur décédé et autopsié sur quatre avait une alcoolémie criminelle en 2025

Les données de 2025 montrent aussi que 42 % des conducteurs morts dans des accidents de la route et autopsiés avaient de l’alcool dans le sang. Au Portugal, le seuil de 1,2 g/l fait basculer la conduite sous alcool dans le pénal.

Par , le


En 2025, environ un conducteur décédé dans un accident de la route sur quatre, parmi ceux ayant fait l’objet d’une autopsie, présentait une alcoolémie égale ou supérieure à 1,2 g/l. Ce niveau est considéré au Portugal comme un crime de conduite en état d’ivresse, et non comme une simple infraction routière. Au total, 42 % des conducteurs morts et autopsiés avaient de l’alcool dans le sang.

Ce que disent les chiffres de 2025

Le chiffre le plus lourd concerne les alcoolémies les plus élevées: près de 25 % des conducteurs décédés et autopsiés après un accident de la route avaient au moins 1,2 g/l d’alcool dans le sang. Ce seuil correspond à une intoxication importante, avec des effets majeurs sur la vigilance, les réflexes, la perception du danger et la capacité à contrôler le véhicule. Le second chiffre élargit le constat: 42 % des conducteurs morts et autopsiés avaient consommé de l’alcool, même lorsque le taux relevé n’atteignait pas le seuil criminel. Cela ne signifie pas automatiquement que l’alcool a été la cause unique de chaque accident, mais sa présence dans une proportion aussi élevée confirme qu’il reste un facteur central de la mortalité routière au Portugal.

Pourquoi le seuil de 1,2 g/l change tout

Au Portugal, la conduite avec une alcoolémie égale ou supérieure à 1,2 g/l relève du Code pénal. Elle peut entraîner une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an ou une amende, sauf si les faits sont liés à une infraction plus grave. Une interdiction de conduire peut également être prononcée par le tribunal. Ce seuil est donc très différent d’un simple dépassement administratif. Il signifie qu’un conducteur vivant contrôlé à ce niveau peut faire l’objet d’une procédure pénale. Dans le cas des conducteurs décédés, l’autopsie ne sert évidemment pas à sanctionner, mais elle permet de mesurer la part de l’alcool dans les accidents mortels et d’orienter les politiques de prévention et de contrôle.

L’alcool est sanctionné bien avant le niveau criminel

Le seuil de 1,2 g/l ne doit pas donner l’impression qu’un taux inférieur serait sans conséquence. Le Code de la route portugais considère déjà qu’un conducteur est sous l’influence de l’alcool à partir de 0,5 g/l dans le cas général. Les sanctions deviennent plus lourdes à partir de 0,8 g/l, avec une infraction très grave. Des limites plus basses s’appliquent à certains conducteurs, notamment les conducteurs en période probatoire et plusieurs catégories professionnelles ou à responsabilité particulière. Pour eux, le seuil pertinent est de 0,2 g/l. En pratique, même une consommation présentée comme modérée peut suffire à placer un conducteur en infraction, surtout si elle intervient peu de temps avant de prendre le volant.

Ce qui reste à préciser dans ces données

Les chiffres disponibles portent sur les conducteurs décédés et autopsiés. Ils ne donnent pas, à eux seuls, le nombre total d’accidents mortels liés à l’alcool, ni la répartition par âge, région, type de route, horaire ou type de véhicule. Ces éléments seraient nécessaires pour identifier plus précisément les situations les plus à risque. Ils montrent toutefois une réalité nette: l’alcool reste présent dans une part très importante des décès de conducteurs. Pour la sécurité routière, cela justifie le maintien des contrôles ciblés, en particulier la nuit, les week-ends, autour des zones de loisirs et sur les trajets de retour après des repas ou événements festifs.


Le signal envoyé par les chiffres de 2025 est clair: au Portugal, l’alcool continue de peser lourd dans les accidents mortels. Le fait qu’un conducteur décédé et autopsié sur quatre atteigne le seuil pénal de 1,2 g/l montre que le problème ne se limite pas à de petits dépassements, mais concerne aussi des conduites à très haut risque.

Sources utilisées

Sources du jour


A lire aussi

×