Le PSD, Chega, l’Iniciativa Liberal et le CDS ont voté ensemble en faveur du texte, contre l’avis des partis de gauche. La mesure n’est toutefois pas forcément arrivée au bout de son parcours institutionnel.
Par , le
Sommaire
La loi dite des burqas a été approuvée au Portugal avec les voix du PSD, de Chega, de l’Iniciativa Liberal et du CDS. Les partis de gauche s’y sont opposés, dans un vote qui confirme l’alignement de la droite sur un sujet sensible mêlant religion, sécurité, liberté individuelle et visibilité du visage dans l’espace public.
Un vote porté par la droite parlementaire
Le texte a été adopté grâce à une majorité formée par quatre partis: le PSD, principale force de centre droit, Chega, l’Iniciativa Liberal et le CDS. À l’inverse, la gauche a voté contre la mesure. André Ventura, président de Chega, a salué le résultat comme un « grand pas de civilisation » et a déjà cadré le débat autour d’un éventuel veto, estimant qu’un blocage pourrait ouvrir la voie à des abus commis au nom de la religion. Cette réaction montre que Chega compte faire de ce vote un marqueur politique, au-delà du seul contenu juridique du texte.
Ce que recouvre l’expression « loi des burqas »
L’expression « loi des burqas » désigne, dans le débat politique portugais, une mesure visant les vêtements couvrant intégralement le visage, souvent associés à la burqa ou au niqab. Le point central n’est pas seulement le nom donné au texte, mais son champ exact: les lieux concernés, les éventuelles exceptions, les sanctions prévues et la manière dont les autorités devront l’appliquer. Tant que le texte n’est pas promulgué et publié, ses effets pratiques ne sont pas encore définitifs.
Le Président peut encore bloquer le texte
Après l’approbation parlementaire, une loi n’entre pas automatiquement en vigueur. Au Portugal, le Président de la République dispose d’un pouvoir de promulgation et peut opposer un veto politique. Dans ce cas, le texte retourne à l’Assemblée de la République. Pour une loi ordinaire, si les députés confirment le texte à la majorité absolue des élus en fonction, le Président doit ensuite le promulguer dans le délai prévu par la Constitution. Le chef de l’État peut aussi, lorsqu’une question de conformité constitutionnelle se pose, demander un contrôle préventif au Tribunal constitutionnel avant la promulgation.
Les points qui peuvent encore faire débat
La suite dépendra surtout de deux éléments: la décision du Président et la solidité juridique du texte. Une interdiction touchant des vêtements religieux ou assimilés peut être contestée au regard de la liberté religieuse, de la liberté individuelle, de l’égalité de traitement et du principe de proportionnalité. Ses défenseurs mettront plutôt en avant l’identification des personnes, la sécurité et la neutralité de certains espaces. Si un veto intervient, la majorité qui a approuvé le texte devra choisir entre le confirmer, le modifier ou chercher un compromis plus large.
Le vote constitue une victoire politique pour la droite portugaise, en particulier pour Chega, mais il ne clôt pas le dossier. La loi dite des burqas devra encore franchir l’étape présidentielle — et possiblement constitutionnelle — avant de produire des effets concrets au Portugal.

Xeira Taomal
Je suis pour que l’on puisse vivre tous ensemble sans que l’on soit obligés de détourner le regard.
Effectivement, au contact du public et des autres, pour une intégration pleine et entière dans la société, la burka est un facteur clivant.
Il semblerait que rien dans le Coran n’impose le port permanent de cet accessoire. Je me souviens que ma mère, lorsque je vivais au Portugal, recouvrait ses cheveux d’un carré de broderie plié en triangle, qu’elle nouait sous le menton, chaque fois qu’elle pénétrait dans une chapelle, un sanctuaire ou une église. Mais c’était uniquement pour pratiquer sa religion, dans un lieu dédié, où presque toutes les femmes faisaient de même.
Arrivée en France, elle a abandonné cette pratique et a continué à fréquenter les églises même si, parfois, une minorité de ses voisines, françaises, espagnoles ou autres, revêtaient aussi cet accessoire en pénétrant dans ces lieux.
Donc, je suis pour que chacun(e) ait la liberté de pratiquer sa religion comme il le souhaite à l’église, la mosquée, au temple ou dans sa chapelle (ici je traduis par domicile), mais dans les lieux publics, pour une parfaite intégration, donc l’ouverture aux autres, à ses coutumes, ses loisirs, le vivre ensemble, je suis pour que l’on retire tout marqueur (accessoire) qui fait barrière et montre que vous tenez à faire état de votre différence.
On ne devrait pas avoir à faire une loi pour cela, celà devrait être naturel pour montrer sa volonté et son esprit d’ouverture aux autres dans le nouveau pays où l’on a choisi de vivre (et pas de se cacher sous quelque forme que ce soit), qui serait alors prêt à vous ouvrir les bras… ce qui s’est passé pour ma mère, et pour moi !
José da Silva
Rien à voir avec votre commentaire, mais je trouve votre pseudonyme rigolo :)
Sinon oui, sur le fond je suis d’accord avec ce que vous prônez. La religion, c’est à la maison.
Le seul risque, c’est que par nécessité religieuse, ces femmes seraient interdites de sortir de chez elles. Soit par obligation de leur entourage, soit par enfermement mental sur une vision trop étriquée de leur religion.
Philippe Sion
La burqua doit être purement et simplement interdite dans nos pays démocratiques, elle est une insulte aux femmes et est contre la liberté des femmes et c’est une atteinte à l’intégrité physique, psychologique à l’expression individuel des femmes ,rien n’indique dans la religion musulmane que les femmes sont obligées de portée la burqua. De plus cest une grande porte ouverte pour le terrorisme, les fraudes de toute sortes. La burqua est juste une invention des hommes extrémistes et c’est rabaiser les femmes au rang d’animaux. NON A LA BURQUA.🤬
Je suis belge naturalisé Portugais , installé dans le nord du Portugal,je n’ai plus rien en belgique. La bas, on c’est les belges qui sont des étrangers dans leur pays, voulez-vous devenir des étrangers dans votre pays le portugal? Moi pas, j’ai fuit cette situation comme la peste.
Jean Claude DOS REIS
La burqua doit être tout simplement interdite, partout au Portugal ( et en Europe)
Celles qui ne sont pas d’accord doivent être expulsées d’office, surtout sans engendrer
de coûts en saisissant la justice.