Au Portugal, les faux accidents ont déjà coûté 72 540 euros en six mois

Au Portugal, les faux accidents ont déjà coûté 72 540 euros en six mois

La GNR alerte sur une fraude routière en forte progression: des escrocs simulent une collision pour obtenir de l’argent immédiatement ou accéder aux comptes bancaires des victimes.

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Les escroqueries aux « faux accidents » ont causé 72 540 euros de pertes au Portugal pendant la première moitié de 2026, selon la Guarda Nacional Republicana. Ce montant est déjà très proche du total enregistré sur l’ensemble de 2025, qui s’élevait à 77 480 euros.

Un préjudice presque équivalent à toute l’année 2025

Les chiffres communiqués par la GNR montrent une hausse rapide du préjudice financier: en seulement six mois, les pertes déclarées atteignent presque le niveau de toute l’année précédente. L’écart avec le total de 2025 n’est plus que de 4 940 euros. La police attire donc l’attention sur une fraude qui n’est pas seulement ponctuelle, mais suffisamment fréquente pour produire déjà un impact financier important dès le premier semestre.

Comment fonctionne l’arnaque au faux accident

Le principe signalé par la GNR est simple: les suspects prétendent qu’une collision a eu lieu, alors qu’elle est inexistante ou provoquée uniquement pour créer une situation de pression. Ils cherchent ensuite à obtenir un paiement immédiat, souvent en jouant sur la peur d’un litige, d’une intervention policière ou de frais supposés. Dans certains cas, l’objectif peut aussi être d’amener la victime à communiquer des données bancaires ou à effectuer une opération permettant l’accès à ses comptes.

Pourquoi la pression immédiate doit alerter

Dans un véritable accident, il n’y a aucune raison de régler une somme sur-le-champ à une personne inconnue sans constat, sans assureur et sans intervention des autorités si la situation l’exige. Une demande urgente de paiement, une insistance pour éviter d’appeler la police ou l’assurance, ou une tentative d’obtenir des codes, des accès bancaires ou une validation sur téléphone doivent être considérées comme des signaux d’alerte. Le risque principal est de céder sous stress, avant d’avoir pu vérifier les faits.

Les réflexes utiles si la situation se présente

En cas de doute, il faut garder ses distances, ne pas remettre d’argent et ne communiquer aucune donnée bancaire. Il est préférable de relever les informations disponibles, comme l’immatriculation, le lieu, l’heure et les éventuels témoins, puis de contacter les autorités ou son assureur. Si une personne tente d’imposer un paiement immédiat ou refuse toute procédure normale, ce comportement doit renforcer la suspicion. Les victimes ou personnes ciblées peuvent signaler les faits à la GNR ou à la police compétente.


La progression constatée au premier semestre 2026 montre que cette fraude peut toucher n’importe quel automobiliste. Le réflexe essentiel reste de ne jamais régler un prétendu accident sous pression et de faire intervenir les canaux habituels: autorités, assurance et vérification des faits.


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