La Fenprof chiffre à plus de 50 000 le nombre d’heures d’enseignement encore sans professeur à quelques jours du début des cours. Le gouvernement met en avant le poids des arrêts maladie et des départs à la retraite.
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La rentrée scolaire s’annonce sous tension au Portugal. Selon la Fenprof, 2 650 horaires d’enseignants restent à pourvoir dans les écoles du pays, ce qui représente plus de 50 000 heures de cours sans titulaire identifié à quelques jours de la reprise.
Ce que recouvre le chiffre de 2 650 horaires vacants
Le décompte avancé par la Fenprof porte sur des « horaires » encore non attribués, c’est-à-dire des volumes de cours correspondant à des besoins d’enseignement dans les établissements. Il ne s’agit pas nécessairement de 2 650 postes complets à temps plein: dans le système portugais, un horaire peut être complet ou partiel, selon le nombre d’heures à assurer et les besoins de l’école. Le syndicat estime toutefois que l’addition de ces besoins dépasse 50 000 heures, un volume suffisant pour affecter concrètement le démarrage de l’année dans de nombreux établissements.
Des élèves risquent de commencer sans professeur
La conséquence directe pourrait être visible dès les premiers jours de cours: certaines classes pourraient ne pas avoir d’enseignant dans une ou plusieurs disciplines. La Fenprof prévient que des milliers d’élèves pourraient être concernés, même si le nombre exact dépendra des affectations encore possibles avant et après la reprise. Dans les écoles, ce type de vacance se traduit généralement par des emplois du temps incomplets, des remplacements temporaires ou des ajustements de dernière minute, avec une pression supplémentaire sur les directions et les équipes déjà en place.
Le syndicat refuse la solution des heures supplémentaires généralisées
La Fenprof critique l’idée de compenser les manques en demandant davantage d’heures aux enseignants déjà en fonction. Son argument est simple: une partie du corps enseignant est déjà fortement sollicitée, et l’ajout d’heures ne règle pas le problème structurel d’attractivité et de disponibilité des professeurs. Le syndicat insiste donc sur le risque de déplacer la difficulté vers les enseignants présents, sans garantir une réponse stable aux besoins des élèves.
Le ministère invoque les absences et les retraites
Du côté du gouvernement, le ministre de l’Éducation attribue la pénurie actuelle notamment aux arrêts maladie et aux départs à la retraite. Ces deux facteurs pèsent sur la capacité du système à maintenir suffisamment d’enseignants devant les classes au moment de la rentrée. Le point encore à éclaircir est l’ampleur réelle du déficit une fois les dernières affectations effectuées: le chiffre de la Fenprof donne un signal d’alerte, mais la situation pourra varier selon les régions, les disciplines et les cycles d’enseignement.
À ce stade, l’enjeu immédiat est de savoir combien de ces 2 650 horaires pourront être pourvus avant l’arrivée des élèves en classe. Si le déficit persiste, la rentrée commencera de manière inégale, avec des établissements capables d’assurer tous les cours et d’autres contraints d’attendre de nouvelles affectations d’enseignants.
