Portugal: le fisc peine à récupérer 23 milliards d’euros d’impôts impayés

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Portugal: le fisc peine à récupérer 23 milliards d’euros d’impôts impayés

L’administration fiscale portugaise a 23 milliards d’euros d’impôts en souffrance, d’après la Conta Geral do Estado 2025.


Le chiffre est massif: le fisc portugais a encore 23 milliards d’euros d’impôts à récupérer. Ce total apparaît dans la Conta Geral do Estado 2025 et montre surtout une difficulté bien connue de l’État portugais: une partie importante des dettes fiscales existe sur le papier, mais ne rentrera pas facilement dans les caisses publiques.

Un stock de dettes très élevé

Selon les données avancées, l’ensemble des dettes fiscales et non fiscales à récupérer atteint 29,6 milliards d’euros. Dans ce total, 23 milliards correspondent à des impôts en souffrance. Autrement dit, il s’agit de sommes dues à l’État portugais mais qui n’ont pas encore été encaissées. Ce niveau de créances ne signifie pas que tout cet argent pourra être récupéré à court terme. Il montre surtout l’ampleur du retard accumulé et la difficulté de transformer ces montants dus en recettes réellement encaissées.

Pourquoi l’État ne récupère pas facilement cet argent

Le point le plus important est là: plus de 60 % de ces 29,6 milliards d’euros seraient soit suspendus, soit considérés comme très difficiles à récupérer. Cela concerne notamment des dossiers en attente d’une décision de justice, mais aussi des cas d’insolvabilité. En pratique, cela veut dire qu’une large part de ces créances reste bloquée pendant des années ou risque de ne jamais être recouvrée intégralement. Le problème n’est donc pas seulement le montant total de la dette, mais la faible probabilité de récupérer une part importante de cet argent.

Les principaux impôts concernés: IRS et TVA

Les montants les plus importants concernent l’IRS, c’est-à-dire l’impôt sur le revenu des personnes physiques, et la TVA. Ce sont deux piliers essentiels des recettes fiscales au Portugal. Quand des arriérés s’accumulent sur ces impôts, cela pèse directement sur la capacité de l’État à encaisser les recettes prévues. Le fait que l’IRS et la TVA concentrent une grande part des sommes en souffrance montre aussi que le phénomène touche des impôts centraux dans la vie économique du pays, et pas seulement des créances plus secondaires.

Ce que ce chiffre dit vraiment sur les finances publiques

Ce dossier ne doit pas être lu uniquement comme une addition impressionnante. Il révèle surtout les limites du recouvrement fiscal au Portugal. Entre les contentieux, les entreprises ou particuliers insolvables et les procédures qui s’éternisent, une partie importante des dettes dues à l’État reste hors de portée pendant longtemps. Pour les contribuables, cela rappelle aussi une réalité simple: entre l’impôt théoriquement dû et l’impôt effectivement encaissé, il peut exister un écart considérable. Et cet écart finit par peser sur la gestion budgétaire, même si toutes les sommes inscrites comme dettes ne peuvent pas être considérées comme perdues définitivement.


Ce qu’il faut retenir

Les 23 milliards d’euros d’impôts impayés recensés au Portugal montrent moins un manque de créances qu’un vrai problème de recouvrement. La question centrale n’est donc pas seulement ce que l’État a à recevoir, mais ce qu’il pourra réellement récupérer.

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