Incendies au Portugal: 67 130 hectares brûlés, mais davantage de départs de feu en 2026

Incendies au Portugal: 67 130 hectares brûlés, mais davantage de départs de feu en 2026

Le bilan provisoire de l’ICNF montre une forte baisse de la surface détruite par les flammes, sans recul du nombre d’incendies. Vila Real apparaît comme le district le plus touché à ce stade de l’année.

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Depuis le début de l’année, 67 130 hectares ont brûlé au Portugal, selon les données de l’ICNF relayées par SOL. C’est 73 % de moins qu’à la même période de 2025, mais le nombre d’incendies ruraux a progressé de près de 7 %, avec 6 910 départs de feu recensés.

Une surface brûlée en très forte baisse, mais encore élevée sur dix ans

La donnée la plus spectaculaire du bilan est la chute de la surface ardida: 67 130 hectares contre un niveau beaucoup plus élevé l’an dernier. La baisse atteint 73 %, ce qui traduit une année nettement moins destructrice en superficie que 2025. Ce chiffre reste toutefois à nuancer: d’après le bilan cité, la surface brûlée en 2026 constitue encore la cinquième plus élevée de la décennie. Autrement dit, le recul par rapport à 2025 ne signifie pas que la saison soit faible ou sans conséquence. Plus de 67 000 hectares touchés représentent toujours un impact important sur les forêts, les zones de broussailles, les sols agricoles, la biodiversité et les communes rurales exposées.

6 910 incendies ruraux recensés, soit 434 de plus qu’en 2025

Le deuxième indicateur va dans le sens inverse: le Portugal a enregistré 6 910 incendies ruraux depuis le début de l’année, soit 434 départs de feu supplémentaires par rapport à 2025. La hausse est proche de 7 %. Cette divergence entre moins d’hectares brûlés et davantage d’incendies est importante. Le nombre de départs de feu mesure la fréquence des ignitions, tandis que la surface brûlée dépend aussi de nombreux facteurs: conditions météo au moment du feu, vent, sécheresse locale, accessibilité du terrain, rapidité de l’alerte, moyens engagés et capacité à contenir les flammes avant qu’elles ne prennent de l’ampleur. Le bilan suggère donc une année où les feux ont été plus nombreux, mais où une partie d’entre eux a été contenue avant de devenir de grands incendies. Cela ne réduit pas pour autant la pression sur les pompiers, la protection civile et les communes, car chaque départ de feu mobilise des moyens et comporte un risque d’aggravation rapide.

Vila Real, district le plus touché dans le bilan provisoire

Le district de Vila Real ressort comme le territoire le plus touché dans les données disponibles. Cette zone du nord intérieur portugais est régulièrement exposée aux incendies ruraux en raison de la combinaison entre relief, végétation inflammable, zones forestières et conditions estivales parfois difficiles. Le fait qu’un district concentre une part importante du bilan a des conséquences concrètes: pression accrue sur les moyens locaux, dégâts potentiels pour les exploitations agricoles et forestières, perturbations pour les habitants des villages et besoins de surveillance renforcée après les incendies, notamment pour éviter les reprises de feu.

Un bilan encore provisoire avant la fin de la période à risque

Les chiffres publiés début septembre ne clôturent pas la saison des incendies. Au Portugal, le risque peut rester élevé au-delà du mois d’août si les températures remontent, si le vent se renforce ou si les sols et la végétation restent secs. Le point le plus préoccupant du bilan est donc moins la comparaison favorable avec 2025 que la hausse du nombre d’ignitions. Une surface brûlée plus faible peut être le résultat d’une meilleure maîtrise des feux ou de conditions moins extrêmes, mais le nombre élevé de départs rappelle que la prévention reste centrale: débroussaillement, prudence dans les activités agricoles et forestières, interdiction de brûlage lorsque le risque est élevé et signalement rapide de toute fumée suspecte.


Le Portugal affiche en 2026 un bilan contrasté: les flammes ont détruit beaucoup moins de surface qu’en 2025, mais les départs de feu ont augmenté. La suite de la saison dira si cette baisse de la surface brûlée se confirme ou si de nouveaux épisodes météorologiques défavorables peuvent encore alourdir le bilan.

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