Fausses ordonnances à Porto: quatre arrestations dans une affaire de médicaments pour maigrir

Fausses ordonnances à Porto: quatre arrestations dans une affaire de médicaments pour maigrir

La Police judiciaire soupçonne un schéma de prescriptions médicales falsifiées destiné à obtenir des médicaments subventionnés, ensuite revendus illégalement. Deux employés d’un hôpital privé de la région Nord figurent parmi les personnes interpellées.

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Quatre personnes ont été arrêtées dans la région du Grand Porto dans une enquête visant un réseau présumé de fausses ordonnances médicales. Selon les éléments rapportés, les suspects auraient utilisé des prescriptions falsifiées pour obtenir des médicaments subventionnés, notamment des traitements recherchés pour la perte de poids, avant de les revendre hors du circuit légal.

Quatre suspects, dont deux employés d’un hôpital privé du Nord

L’enquête vise quatre personnes interpellées dans la région de Porto. Parmi elles se trouveraient deux employés d’un hôpital privé de la région Nord, ce qui suggère un accès possible à des informations, procédures ou outils liés au circuit médical. À ce stade, les personnes arrêtées sont soupçonnées d’avoir participé à la falsification de prescriptions médicales, mais les responsabilités exactes de chacune doivent encore être établies par l’enquête et, le cas échéant, par la justice.

Le mécanisme présumé: obtenir des médicaments remboursés grâce à de fausses prescriptions

Le cœur du dossier porte sur l’utilisation d’ordonnances falsifiées pour acheter des médicaments bénéficiant d’une prise en charge partielle. Au Portugal, lorsqu’un médicament est prescrit et subventionné, une partie du prix peut être supportée par le Serviço Nacional de Saúde, le service national de santé portugais, ou par des assureurs selon les cas. Si la prescription est fausse, le système de remboursement peut donc être utilisé pour faire financer indûment des produits qui n’auraient pas dû être délivrés dans ces conditions.

Des médicaments pour maigrir revendus hors pharmacie

Les médicaments obtenus grâce à ces prescriptions présumées falsifiées auraient ensuite alimenté un marché illégal de produits pour maigrir. Ce point est important: ces traitements ne sont pas de simples produits de bien-être. Ils relèvent du circuit du médicament, avec prescription, contrôle médical, règles de dispensation et suivi des effets secondaires. Leur revente parallèle expose les acheteurs à plusieurs risques: absence d’évaluation médicale, posologie inadaptée, interactions avec d’autres traitements et impossibilité de garantir correctement l’origine ou les conditions de conservation du produit.

Un préjudice possible pour le SNS et les assureurs

La Police judiciaire soupçonne aussi un préjudice financier pour le SNS et pour des assureurs. Dans ce type de fraude, le dommage ne se limite pas au montant des médicaments obtenus: il touche aussi la confiance dans le système de prescription, la traçabilité des traitements et la disponibilité de médicaments parfois très demandés. Les investigations devront préciser le nombre d’ordonnances concernées, les montants en jeu, les médicaments effectivement délivrés et l’ampleur de la revente illégale.


L’affaire reste au stade de l’enquête, mais elle met en lumière un point sensible du système de santé portugais: la prescription électronique et les remboursements permettent un accès encadré aux médicaments, mais deviennent aussi une cible lorsque des ordonnances sont falsifiées pour alimenter un marché parallèle.

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