Par José da Silva, le

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La part des contrats sans terme progresse dans un secteur qui emploie plus de 115 000 personnes au Portugal. En 2025, 55,8 % des salariés des contact centers disposent désormais de ce type de contrat.
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Les call centers portugais, souvent associés à des emplois précaires et à une forte rotation du personnel, affichent une évolution notable: les contrats sans terme y sont désormais majoritaires. Leur part est passée de 50,7 % en 2023 à 54,6 % en 2024, puis à 55,8 % en 2025, dans un secteur qui dépasse les 115 000 emplois.
Le changement n’est pas ponctuel: la proportion de salariés en contrat sans terme augmente depuis au moins trois ans. En 2023, ces contrats représentaient déjà une courte majorité, avec 50,7 % des travailleurs. En 2024, ils sont montés à 54,6 %, avant d’atteindre 55,8 % en 2025. Cela signifie que plus d’un salarié sur deux dans les contact centers portugais n’est plus lié à un contrat avec une date de fin prévue dès la signature.
Le « contrato sem termo » correspond à un contrat de travail sans durée prédéfinie. Il se rapproche du CDI français: il ne garantit pas un emploi à vie, mais il offre davantage de stabilité qu’un contrat à terme, notamment en matière de préavis, de protection en cas de licenciement et de capacité à se projeter. Pour les salariés, cette stabilité peut peser concrètement dans l’accès au logement, au crédit ou dans la gestion d’un budget familial. Pour les entreprises, elle peut aussi traduire une volonté de retenir des équipes déjà formées dans un secteur où la qualité du service dépend beaucoup de l’expérience accumulée.
Avec plus de 115 000 salariés, les call centers représentent un volume d’emploi significatif au Portugal. La progression des contrats sans terme ne signifie toutefois pas que toutes les difficultés du secteur disparaissent. Les horaires étendus, les objectifs de performance, la gestion d’appels difficiles et la rotation des équipes restent des sujets structurels dans ce type d’activité. L’évolution contractuelle marque surtout un rééquilibrage: une part croissante des postes semble désormais traitée comme un besoin permanent plutôt que comme une activité temporaire.
Un autre indicateur complète cette tendance: le salaire moyen dans les call centers aurait dépassé pour la première fois le seuil des 1 000 euros. Cette donnée ne permet pas à elle seule de conclure à une amélioration uniforme des conditions de travail, car les écarts peuvent rester importants selon les fonctions, les langues utilisées, les horaires et les primes. Elle montre néanmoins que le secteur évolue aussi sur le terrain de la rémunération, en parallèle de la montée des contrats sans terme.
La progression des contrats sans terme dans les contact centers portugais est un signal clair de stabilisation de l’emploi dans un secteur massif. La suite dépendra surtout de deux points: la capacité à améliorer les conditions de travail au-delà du type de contrat, et l’évolution réelle des salaires pour les salariés les moins rémunérés.
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