Par José da Silva, le

Accueil » Actualités du Portugal » Au Portugal, l’amande devient le moteur des exportations de fruits secs
Par , le

Les ventes portugaises d’amandes à l’étranger ont atteint un record de 115 millions d’euros en 2025. Le secteur estime désormais que le pays peut viser une place parmi les grands producteurs mondiaux.
Sommaire
L’amande est devenue le produit central des exportations portugaises de fruits secs. En 2025, ses ventes à l’étranger ont rapporté 115 millions d’euros, un maximum pour la filière, et représentent désormais près de 75 % du total du secteur. L’Associação de Frutos Secos estime même que le Portugal pourrait devenir le quatrième producteur mondial d’amandes.
Avec 115 millions d’euros d’exportations, l’amande pèse à elle seule presque les trois quarts des ventes portugaises de fruits secs. À partir de cet ordre de grandeur, le total des exportations du secteur se situe autour de 150 millions d’euros. Le message est clair: les autres fruits secs restent présents, mais l’amande concentre aujourd’hui l’essentiel de la valeur exportée. Ce record donne aussi une visibilité nouvelle à une production agricole longtemps associée à des régions de l’intérieur du pays. L’amande portugaise n’est plus seulement un produit régional ou saisonnier: elle devient un poste significatif dans les ventes agroalimentaires à l’étranger.
La dynamique n’est pas seulement une histoire d’extension des cultures. D’après Alentejo Ilustrado, le secteur aurait perdu environ 1 000 hectares tout en battant son record d’exportations. Cette évolution montre que la valeur générée ne dépend pas uniquement du nombre d’hectares cultivés. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce type de décalage: l’entrée en pleine production de vergers déjà plantés, de meilleurs rendements, une qualité mieux valorisée, des prix internationaux plus favorables ou une plus grande capacité à exporter des volumes transformés et commercialisés. La donnée à suivre sera donc double: les surfaces plantées, mais aussi la productivité réelle des vergers et la valeur obtenue sur les marchés.
La réunion du secteur à Évora intervient au moment où l’amande portugaise atteint un niveau inédit d’exportations. Le choix de cette ville de l’Alentejo n’est pas anodin: la région est devenue l’un des territoires agricoles les plus observés du pays, notamment pour les cultures permanentes et irriguées. Pour la filière, les sujets concrets sont nombreux: disponibilité de l’eau, coût de production, main-d’œuvre, mécanisation, qualité du produit, stockage, transformation et accès aux marchés internationaux. Le record de 2025 donne de l’élan, mais il impose aussi de consolider l’organisation de la chaîne, depuis les producteurs jusqu’aux exportateurs.
L’Associação de Frutos Secos considère que le Portugal pourrait devenir le quatrième producteur mondial d’amandes. Cette perspective traduit la progression rapide du secteur, mais elle devra être confirmée par les volumes effectivement produits dans les prochaines campagnes. Le rang mondial dépendra de la capacité du pays à maintenir des rendements réguliers, à limiter les pertes liées aux conditions climatiques, à sécuriser les ressources nécessaires à la culture et à rester compétitif face aux grands producteurs internationaux. Les exportations en valeur sont déjà au plus haut; la question est désormais de savoir si la production suivra durablement la même trajectoire.
Le record de 115 millions d’euros place l’amande au cœur des exportations portugaises de fruits secs. La filière aborde maintenant une étape plus exigeante: transformer cette progression commerciale en position durable sur le marché mondial, sans perdre de vue les contraintes agricoles qui pèseront sur les prochaines récoltes.
Sources du jour
Sources complémentaires