À Covas do Barroso, dans le concelho de Boticas, des habitants ont empêché l’avancée de travaux liés au projet de lithium porté par une entreprise britannique.
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Des dizaines d’habitants de Boticas ont de nouveau fait barrage à des travaux liés au projet de mine de lithium à Covas do Barroso. Selon la RTP, l’action visait l’entreprise britannique responsable du projet et s’inscrit dans une contestation qui dure depuis environ une décennie.
Un blocage sur le terrain à Covas do Barroso
Le nouvel épisode s’est déroulé à Covas do Barroso, village du concelho de Boticas, dans le nord du Portugal. Des habitants se sont opposés physiquement à l’avancée des travaux, empêchant l’intervention prévue par l’entreprise chargée de l’exploration du lithium. La RTP parle de « dizaines de personnes » mobilisées sur place. La presse régionale a également rapporté que la GNR avait identifié 27 opposants ayant participé au blocage, ce qui montre que l’action a donné lieu à une intervention des forces de sécurité.
Une opposition installée depuis près de dix ans
La contestation contre la mine de lithium de Boticas n’est pas récente. Le projet de Covas do Barroso cristallise depuis des années les inquiétudes d’une partie de la population locale, qui refuse de voir le territoire transformé par une exploitation minière à grande échelle. Le blocage de ces travaux confirme que le désaccord ne se limite pas à des recours administratifs ou à des prises de position publiques: il se manifeste encore directement sur le terrain, au moment où l’entreprise tente de poursuivre ses opérations.
Les opposants demandent à être entendus par le Président
En parallèle du blocage, une activiste opposée à la mine du Barroso a demandé au Président de la République, António José Seguro, d’écouter les arguments des riverains et des opposants au projet. D’après la RTP, le chef de l’État a répondu qu’il aurait « beaucoup de plaisir » à mieux comprendre ces arguments et la cause défendue. Cette réponse ne modifie pas, à elle seule, la situation du projet, mais elle place le conflit local dans un cadre politique plus visible.
Ce que l’épisode change à court terme
Le fait concret est que les travaux annoncés n’ont pas pu avancer normalement. Pour les habitants mobilisés, le blocage sert à maintenir la pression sur l’entreprise et sur les autorités. Pour le projet minier, il rappelle que l’acceptation locale reste un obstacle central, même après des années de procédures et de débats. Les prochaines étapes dépendront notamment de la reprise éventuelle des travaux, de la réaction des autorités et de la manière dont la présidence donnera suite, ou non, à la demande d’écoute formulée par les opposants.
À Boticas, le conflit autour du lithium reste donc ouvert et très concret: les habitants opposés à la mine continuent de bloquer l’avancée du projet sur le terrain, tandis qu’ils cherchent désormais à faire entendre leurs arguments au plus haut niveau de l’État.
Sources utilisées
Sources du jour
Sources complémentaires
