À Aveiro, un oncologue condamné pour une fraude de 451 300 euros à l’ADSE

À Aveiro, un oncologue condamné pour une fraude de 451 300 euros à l’ADSE

Le tribunal d’Aveiro a condamné un médecin oncologue de 61 ans à deux ans de prison avec sursis. Le dossier porte sur des honoraires liés au suivi de traitements de chimiothérapie et remboursés indûment par l’ADSE.

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Un oncologue de 61 ans a été condamné par le tribunal d’Aveiro à deux ans de prison, avec exécution de la peine suspendue, dans une affaire de fraude à l’ADSE estimée à 451 300 euros. L’affaire concerne des honoraires de suivi de traitements de chimiothérapie facturés à des patients bénéficiant de ce régime de santé.

Une condamnation à deux ans de prison avec sursis

La décision rendue à Aveiro retient une fraude visant l’ADSE, le système de protection santé destiné notamment aux agents publics et à certains ayants droit au Portugal. Le médecin, spécialiste en oncologie, a été condamné à une peine de deux ans d’emprisonnement, mais cette peine est assortie d’un sursis: il ne part donc pas immédiatement en prison, sous réserve du respect des conditions fixées par la justice. Les informations disponibles ne précisent pas, à ce stade, si la décision est définitive ou si elle peut encore faire l’objet d’un recours.

Des factures liées au suivi de chimiothérapies

Le mécanisme décrit dans le dossier reposait sur des honoraires présentés comme correspondant à l’accompagnement de traitements de chimiothérapie. Selon l’accusation du ministère public, le médecin facturait ce suivi à des patients, puis leur demandait de transmettre les factures à l’ADSE. Ces factures auraient ensuite permis le versement de remboursements ou paiements indus. Le montant total retenu dans l’affaire atteint 451 300 euros, soit près d’un demi-million d’euros.

Pourquoi l’ADSE était concernée

L’ADSE n’est pas le Service national de santé portugais. Il s’agit d’un régime spécifique de protection santé qui fonctionne notamment par remboursements et conventions avec des prestataires, au bénéfice de ses inscrits. Dans ce type de système, les factures médicales jouent un rôle central: elles servent à justifier les actes et les montants à rembourser. C’est précisément cette chaîne de facturation et de remboursement qui était au cœur de l’affaire jugée à Aveiro.

Un dossier sensible car lié à des patients en traitement lourd

L’affaire concerne des patients suivis dans le cadre de chimiothérapies, donc dans une situation médicale particulièrement vulnérable. Les éléments rendus publics portent sur le comportement imputé au médecin et sur les montants réclamés à l’ADSE, pas sur une mise en cause des patients eux-mêmes. Le dossier illustre surtout le risque de fraude lorsqu’un acte médical, un bénéficiaire et un organisme payeur interviennent dans une même procédure de remboursement.


La condamnation prononcée à Aveiro sanctionne une fraude financière importante au détriment de l’ADSE, dans un contexte médical particulièrement sensible. Les prochaines étapes dépendront notamment de l’existence éventuelle d’un recours et des conditions concrètes attachées au sursis.

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