La tranquillité portugaise
La tranquillité portugaise

Le Portugal, un pays tranquille : 7 faits culturels qui le prouvent

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Le pays des grands explorateurs d’autrefois est aussi l’un des plus tranquilles d’Europe. En contact avec le monde entier, les portugais ont pourtant des habitudes bien à eux.

Moins de stress

Au pays de Camões, on prend les choses assez tranquillement. On prend le temps de vivre, et généralement, on ne s’énerve pas pour des questions de temps. Cette caractéristique se reflète presque partout.

Des gens moins stressés, qui prennent leur temps, c’est peut-être la principale caractéristique des portugais du Portugal. Oui, nous faisons la différence avec les portugais habitant à l’étranger, vous allez comprendre pourquoi.

Lisbonne, vue sur le pont 25 avril
La quiétude des paysages est un élément à prendre en compte, lorsque l’on parle d’un pays tranquille

Adaptabilité

L’Humain est une espèce qui a conquis la planète en s’adaptant à son milieu. Là-dessus, le portugais est très humain. Il ne cherchera pas à changer les choses, mais à s’adapter à l’adversité qui lui arrive. C’est pour ça que les émigrés portugais sont toujours très appréciés dans leurs pays d’accueil. Ils s’adaptent, font comme les locaux.

Mais d’un autre côté, ils continuent à garder leur identité, leurs traditions, même loin de la terre natale. Sans doute un repère, qui permet de s’adapter sans perdre son âme.

Si par hasard on impose quelque chose à un portugais à laquelle il ne peut pas s’adapter, il va préférer partir que de lutter contre. Ceci expliquant la propension toute portugaise à partir vers de nouveaux cieux.

bidonville portugais en France. Copyright Gérald Bloncourt
Dans les bidonvilles français, le portugais s’adaptait.

Souffrir en silence

C’est la suite logique des personnes qui s’adaptent. Un portugais peut se plaindre, oui. Mais ça n’ira pas beaucoup plus loin que la plainte, sans action concrète pour changer les choses, à part sur lui-même.

Une expression très populaire résume l’état d’esprit portugais :

quem está mal que se mude

Que l’on pourrait traduire par « celui qui n’est pas bien n’a qu’à changer » (d’état d’esprit, de place…).

Arriver à l’heure

Si un portugais vous dit qu’il sera là dans 15 minutes, prévoyez plutôt une petite heure. S’il arrive avec 15 minutes de « retard » au rendez-vous, sachez qu’il est à l’heure.

Personne ne vous tiendra rigueur si vous avez fait poireauter quelqu’un 15 minutes. Parce que de toute façon, l’autre personne aussi arrive avec ce retard !

En France, il y a un équivalent, le fameux « quart d’heure nantais ». Vous savez, c’est presque mal poli d’arriver à l’heure, on ne sait jamais, peut-être que la personne que vous allez rencontrer n’est pas prête !

Les pauses café

On ne parle pas vraiment de la pause de la machine à café, à coté des toilettes et en 5 minutes. Non. On parle de commencer la journée avec un bon petit-déjeuner à la « pastelaria » d’en bas de l’usine. Pourquoi pas un galão (café au lait) avec un pastel de nata. Puis, d’une pause en milieu de matinée, où l’on va prendre un autre bon café.

Une "queijada" avec un galão
Une “queijada” avec un galão

Vous avez trop bu de café ? Vous pouvez varier avec un « carioca de limão ». C’est une infusion de peau de citron.

Au déjeuner, évidemment, on peut trainer un peu. C’est assez fréquent d’avoir deux heures pour déjeuner lorsque l’on est employé. Le temps de remettre les conversations à jour.

Impensable : manger un sandwich devant son ordi pour travailler en même temps.

Ensuite, à 16h30, un bon goûter, le « lanche ». Un petit gâteau peut faire l’affaire, ou alors un sandwich jambon fromage, ou pourquoi pas, une bifana si vraiment, la faim est trop présente.

Et finalement, à la sortie du boulot, on peut encore s’octroyer un petit quelque chose à manger. C’est important. Ce qui nous amène au point suivant.

Manger des « petiscos », un gros « apéritif »

Bière portugaise
La bière rafraîchit les esprits

On le mange en fin de journée, avant le dîner. On mange ainsi des « petiscos », que beaucoup d’étrangers peuvent confondre avec les « tapas » espagnols. Au menu de ces « petites » choses à manger, on peut « petiscar » :

  • Caracóis (petits escargots)
  • Linguiça (saucisse de porc et paprika)
  • Olives fourrées
  • Cacahuètes
  • Accras de morue
  • Rissoles
  • Lupins (tremoços en portugais)
  • Et tant d’autres…

Ne pas oublier d’arroser avec une bonne bière. Super Bock ou Sagres, peu importe.

terrasse de bar
Une terrasse de bar

C’est au restaurant que l’on voit ses amis

Ce n’est pas quelque chose d’ancré dans les mœurs portugaises. On n’invite que très rarement, pour ne pas dire jamais, des amis à venir dîner à la maison.

Sauf pour des fêtes spéciales. Pourquoi ? Parce qu’une réception à domicile implique que les maîtres de maison se plient en quatre pour faire une réception « digne ». Trop de travail, à ne réserver que pour des occasions très spéciales.

Alors, lorsqu’il s’agit d’amis, on préfère se donner rendez-vous au restaurant pour les rencontres informelles. Chacun paye sa part, on discute tranquillement et personne n’a de pression. Pas de bouteille de vin à choisir pour offrir à nos hôtes, pas de plat à préparer pendant des heures pour faire plaisir à nos invités.

Comme ça, pas de stress, tranquille. La boucle est bouclée !


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