Voici 12 villes différentes. Radicalement différentes, qui sont au Portugal, Espagne, France... mais aussi en Inde, en Russie, à Taiwan ou au Japon, sans oublier les États-Unis, le Brésil, le Nigéria, le Maroc ou l'Iran.
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Je rouspète souvent ici, à chaque fois que je retrouve un cube, un mur lisse, du béton et de la grisaille dans une ville portugaise.
Je le dis souvent, notre identité, notre culture est en grande partie formée parce que nous voyons autour de nous. Et qu’observez-vous, dans ces immenses villes, un peu partout autour du globe ?
Tout pareil
Les mêmes immeubles. Le même style. Des couleurs similaires. Les mêmes trottoirs, le même goudron.
Je n’ai pas eu beaucoup d’efforts à fournir pour trouver ces exemples. Un petit coup de Google Street View et voilà.
Est-ce que nous perdons notre identité ?
Oui, mais nous ne sommes pas les seuls. L’identité désormais se transmet principalement par les écrans, qu’ils soient de télé ou de téléphone.
Les publications papier sont à la peine, les livres qui se vendent sont principalement à l’eau de rose, la musique se simplifie, les paroles également.
Le traditionnel est devenu un musée
Seuls survivent quelques centre-villes, pour le côté « musée ». Pour le côté « touristique ».
Pour loger du monde, y compris les riches, il faut du béton, du lisse, peut-être un architecte réputé, qui peut nous venir du Japon ou des États-Unis, si ce n’est des Pays-Bas.
Et le savoir-faire local ? Celui qui a mis des siècles à se perfectionner, connaissant parfaitement la réalité du climat, du terrain ?
Aux orties.

Quelles solutions ?
Et que pouvons-nous y faire, exactement, nous, en tant que particuliers qui voulons nous loger ?
Pas grand chose. Nous achetons ce qui est disponible. Ce qui est dans notre budget. Ceux qui sont prêts à faire l’effort éventuel de payer un peu plus pour avoir autre chose qu’une barre de béton sont rares. Moi, je l’étais, mais dans mes moyens, dans le quartier que je voulais, il n’y avait rien. Pour en trouver, il faut aller dans les villages, là-bas, loin.
Regardez bien ces photos : ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est devenu le logement majoritaire, et chaque jour qui passe, un peu plus.
