Sinistres automobiles au Portugal: plus de 539 000 dossiers traités en 2025

Sinistres automobiles au Portugal: plus de 539 000 dossiers traités en 2025

Les assureurs portugais ont examiné plus de 539 000 dossiers en 2025, essentiellement pour des dommages matériels. Les délais légaux sont très largement respectés, tandis que les réclamations diminuent.

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Les sinistres automobiles au Portugal ont représenté plus de 539 000 dossiers examinés par les assureurs en 2025. Selon les données de l’Autorité de supervision des assurances et des fonds de pension, l’ASF, rapportées par ECO le 21 octobre 2026, environ 98 % concernent uniquement des dommages matériels. Le respect des délais légaux dépasse 99 %, mais cet indicateur ne résume pas toute l’expérience des assurés..

Plus de 539 000 dossiers, pas un recensement des accidents

Le chiffre de 539 000 correspond à des dossiers de règlement examinés par les assureurs en 2025. Il mesure donc leur activité de gestion, pas directement le nombre d’accidents survenus cette année-là. De même, il ne constitue ni un décompte des victimes ni un bilan des accidents graves.

Les dommages exclusivement matériels représentent environ 98 % des dossiers analysés, selon les données de l’ASF rapportées par ECO. Cette catégorie concerne les atteintes aux biens, par opposition aux dommages corporels touchant les personnes. Ainsi, l’immense majorité des procédures étudiées ne comprend pas de volet corporel.

Cette proportion ne signifie cependant pas que 98 % des accidents routiers portugais seraient sans blessé. Le périmètre reste celui des dossiers d’assurance analysés. Par ailleurs, les chiffres présentés ne donnent pas le coût total des réparations ou des indemnisations: le volume administratif ne suffit donc pas à mesurer la charge financière des sinistres.

Plus de 99 % des échéances respectées, avec des nuances

L’ASF annonce un respect de plus de 99 % des délais légaux applicables au règlement des sinistres automobiles en 2025. Les taux varient légèrement selon la nature des dommages. Ils restent néanmoins très élevés dans les trois catégories présentées, y compris lorsque le dossier combine dommages matériels et corporels.


Respect des délais de règlement en 2025

Nature des dommagesDélais respectés
Matériels uniquement99,87 %
Corporels uniquement99,77 %
Matériels et corporels99,41 %
Ces pourcentages portent sur le respect des échéances applicables, et non sur la satisfaction des assurés ou l’acceptation des indemnisations proposées.

Pour les dommages matériels, les assureurs ont établi le premier contact avec les personnes lésées en moins d’une journée, en moyenne. Les expertises, les décisions sur la responsabilité et les paiements affichent aussi des délais moyens inférieurs aux plafonds légaux. Mais une moyenne ne décrit pas l’attente de chaque personne concernée.

Un dossier traité dans les temps peut néanmoins donner lieu à un désaccord sur la responsabilité ou le montant proposé. Il faut donc distinguer la rapidité de la procédure et son résultat. Les indicateurs publiés renseignent surtout sur la première dimension, sans démontrer que chaque règlement satisfait toutes les parties.

Premier contact, expertise, décision: des délais différents

Le règlement d’un sinistre comporte plusieurs étapes, chacune avec son propre calendrier. Selon l’ASF, l’assureur dispose de deux jours ouvrables après avoir connaissance du sinistre pour prendre contact et organiser les expertises. Ce premier échange ne signifie donc pas que la responsabilité est déjà établie ou que l’indemnisation sera immédiatement versée.

Pour les seuls dommages matériels, le délai ordinaire de communication de la décision atteint 30 jours ouvrables. Il court à partir de la fin du délai prévu pour le premier contact. Avec une déclaration amiable d’accident, appelée declaração amigável au Portugal, ce délai passe à 15 jours ouvrables.

Le régime légal distingue également l’expertise et la communication de la décision. L’article 36 prévoit notamment huit jours ouvrables pour achever l’expertise, après le délai du premier contact. Le plafond atteint douze jours lorsqu’un démontage est nécessaire. Toutefois, le point de départ dépend aussi, dans certains cas, de la disponibilité du garage et de l’autorisation du propriétaire.

Ces échéances connaissent cependant des exceptions. Des conditions météorologiques exceptionnelles ou un nombre exceptionnellement élevé d’accidents simultanés peuvent doubler certains délais. Une enquête fondée sur des soupçons de fraude peut aussi les suspendre. Enfin, les dommages corporels suivent un calendrier distinct: le délai matériel de 30 jours ne s’applique pas indistinctement à toutes les situations.

Un mécanicien examine le dessous d’une voiture surélevée dans un atelier.

Les réclamations reculent, sans expliquer tous les désaccords

Les assureurs ont reçu 4 547 réclamations liées aux sinistres automobiles en 2025, soit 401 de moins qu’en 2024. Le recul représente environ 8,1 %, calculé à partir de ces deux données. L’ASF rapporte également ce volume au parc assuré: il correspond approximativement à une réclamation pour 2 000 véhicules couverts.

Le choix du dénominateur compte: ce ratio porte sur les véhicules assurés, pas sur les dossiers de sinistre. Il ne signifie donc pas qu’un dossier sur 2 000 entraîne une réclamation. De même, la baisse des plaintes enregistrées ne permet pas, à elle seule, d’établir pourquoi les contestations ont diminué.

Le bilan présenté ne détaille pas les motifs de ces réclamations ni leur issue. Il ne permet donc pas de répartir les contestations entre retards, désaccords sur la responsabilité ou différends concernant l’indemnisation. Ces précisions seraient nécessaires pour mesurer les difficultés qui persistent malgré les bons résultats globaux sur les délais.

La majorité des accidents étudiés survient par beau temps

Une étude de la NOVA Information Management School éclaire un autre aspect de la sinistralité. Elle exploite des données de l’Autorité nationale de sécurité routière, l’ANSR, couvrant 2021 à 2023. Il faut donc la distinguer du bilan assurantiel de 2025: les périodes et les objets étudiés ne sont pas les mêmes.

Dans les accidents analysés, 84,4 % surviennent par beau temps et environ 72 % pendant la journée. De plus, 77 % se produisent hors des intersections et embranchements, tandis que 70,9 % concernent des routes droites. Ces résultats montrent que les accidents ne se concentrent pas uniquement dans des circonstances spontanément perçues comme dangereuses.

En revanche, ces proportions ne prouvent pas que conduire au soleil serait plus risqué que sous la pluie. Pour comparer les risques, il faudrait notamment rapporter les accidents aux déplacements réalisés dans chaque condition. Un grand nombre d’accidents peut aussi correspondre à une circulation beaucoup plus importante, sans risque supérieur pour chaque trajet.

Sous la pluie, les pertes de contrôle dépassent les collisions

Les collisions représentent plus de la moitié des cas étudiés par la NOVA IMS. Les pertes de contrôle suivent, avec environ 34,4 %. Mais leur répartition change selon la météo: par temps pluvieux, l’étude relève 7 248 pertes de contrôle, contre 6 072 collisions et 1 788 accidents impliquant des piétons.

Par beau temps, les collisions dominent au contraire nettement: 46 143 cas, contre 27 264 pertes de contrôle et 11 592 accidents impliquant des piétons. Ces nombres décrivent une distribution différente des types d’accidents. Cependant, sans mesure comparable de la circulation, ils ne permettent toujours pas de calculer le risque individuel associé à la pluie.

Enfin, deux tiers des accidents étudiés se produisent sur des routes plates. Les voies classées en mauvais état représentent moins de 3 % des cas analysés. Cela ne rend pas leur entretien secondaire: ces statistiques décrivent les circonstances observées, sans isoler le rôle causal de chaque caractéristique de la route.

Le bilan des sinistres automobiles de 2025 montre surtout des délais de traitement maîtrisés et moins de réclamations enregistrées. Il ne mesure toutefois ni la satisfaction de chaque assuré ni l’évolution du danger sur les routes. L’étude portant sur 2021-2023 rappelle, de son côté, que les accidents restent nombreux dans des conditions apparemment favorables..


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