PSP et GNR vont recevoir 1 568 nouveaux pistolets électriques sous 90 jours

PSP et GNR vont recevoir 1 568 nouveaux pistolets électriques sous 90 jours

Le feu vert du Tribunal de Contas débloque une livraison importante d’armes électriques de type Taser aux forces de sécurité portugaises. La GNR recevra la majorité des nouveaux équipements, tandis que les caméras-piétons restent en retard.

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Le Tribunal de Contas, la Cour des comptes portugaise, a validé l’achat de 1 568 nouveaux pistolets électriques destinés à la PSP et à la GNR. L’entreprise chargée de la fourniture dispose désormais d’un délai de 90 jours pour livrer les équipements, selon Público.

Une livraison massive pour deux forces de sécurité

La répartition prévue donne 1 000 appareils à la GNR et 568 à la PSP. La GNR, force de sécurité à statut militaire très présente dans les zones rurales, les axes routiers et une partie du territoire moins urbain, recevra donc près des deux tiers des nouveaux équipements. La PSP, qui intervient principalement dans les grandes zones urbaines, recevra un peu plus d’un tiers du lot. Ces pistolets à impulsion électrique sont utilisés comme moyens dits « moins létaux »: ils visent à neutraliser une personne à distance sans recourir immédiatement à une arme à feu. Leur usage reste toutefois encadré, car ils peuvent provoquer des blessures et présentent des risques particuliers selon l’état de santé de la personne visée, les circonstances de l’intervention ou la répétition des décharges.

Le parc actuel va passer de 402 à près de 2 000 appareils

Les forces de sécurité portugaises disposent actuellement de 402 armes électriques. Avec les 1 568 nouveaux équipements annoncés, le total atteindra environ 1 970 unités. Cela représente une multiplication par près de cinq du parc disponible. L’augmentation est donc beaucoup plus qu’un simple renouvellement de matériel: elle élargit fortement la capacité d’équipement des unités sur le terrain. Le changement pourra se traduire par une présence plus fréquente de ces dispositifs dans les patrouilles ou les interventions, mais la portée concrète dépendra encore de la manière dont la PSP et la GNR répartiront les appareils entre leurs commandements, unités spécialisées et postes locaux.

Le visa du Tribunal de Contas était l’étape clé

Au Portugal, les grands contrats publics doivent souvent passer par le contrôle du Tribunal de Contas avant d’être exécutés. Sa validation permet de vérifier la régularité de la dépense et de débloquer l’achat. Dans ce dossier, cette étape étant franchie, le calendrier bascule désormais vers la livraison effective du matériel. Le délai annoncé est de 90 jours pour la remise des 1 568 équipements. Les éléments connus ne précisent pas encore la date exacte de mise en service opérationnelle après réception, ni le rythme de distribution entre les unités, ni les éventuelles formations complémentaires nécessaires pour les agents qui utiliseront ces armes.

Les bodycams ne suivent pas le même rythme

Le même mouvement de modernisation ne concerne pas encore les caméras-piétons avec la même rapidité. D’après les informations disponibles, ce dossier accuse toujours du retard par rapport à l’achat des pistolets électriques. Ce décalage est important, car les bodycams peuvent jouer un rôle de traçabilité lors des interventions: elles permettent d’enregistrer une partie des échanges et des gestes effectués sur le terrain, sous réserve des règles légales applicables. À ce stade, l’avancement des Tasers est donc plus concret que celui des caméras-piétons.


L’achat validé va changer l’échelle d’utilisation potentielle des pistolets électriques par la PSP et la GNR. Les prochaines informations à suivre porteront surtout sur la livraison effective, la répartition des appareils sur le terrain, les règles d’emploi et le calendrier toujours incertain des bodycams.

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