L’ICNF avance une estimation nationale d’environ 300 000 sangliers sur le continent portugais. Dans le parc naturel de Sintra-Cascais, au moins 141 animaux auraient été abattus entre 2025 et 2026.
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Le Portugal continental compterait aujourd’hui près de 300 000 sangliers, selon une estimation de l’Instituto da Conservação da Natureza e das Florestas. Le chiffre donne une mesure de l’ampleur du phénomène, alors que la présence de ces animaux concerne à la fois les espaces ruraux, les zones forestières et certains secteurs périurbains.
Un ordre de grandeur national, pas seulement un problème local
L’estimation de 300 000 sangliers concerne le Portugal continental, c’est-à-dire le territoire hors Açores et Madère. Elle place la gestion de l’espèce à une échelle nationale: il ne s’agit pas seulement d’apparitions isolées dans quelques communes, mais d’une population suffisamment importante pour imposer un suivi continu. L’ICNF, organisme public chargé notamment de la conservation de la nature et des forêts, est l’autorité de référence sur ce type de suivi.
Sintra-Cascais illustre la pression dans les zones protégées
Le cas du parc naturel de Sintra-Cascais est particulièrement parlant: au moins 141 sangliers y auraient été abattus entre 2025 et 2026. Ce territoire combine espaces naturels, zones forestières, routes, villages et forte fréquentation humaine. La présence de sangliers y pose donc une difficulté particulière: limiter les dégâts et les risques sans traiter le parc comme un simple espace de chasse ordinaire.
Pourquoi une population élevée pose problème
Les sangliers peuvent provoquer des dégâts dans les cultures, retourner les sols, détériorer des clôtures ou s’approcher de zones habitées lorsqu’ils trouvent facilement de la nourriture. Leur présence près des routes augmente aussi le risque de collision, surtout la nuit ou au lever du jour. Dans les espaces naturels très fréquentés, la question est également celle de la cohabitation avec les promeneurs, les cyclistes, les habitants et les activités agricoles situées en périphérie.
Les chiffres qui manquent encore pour mesurer l’évolution
L’estimation nationale donne un volume global, mais plusieurs éléments restent nécessaires pour comprendre la dynamique réelle: la répartition par région, l’évolution par rapport aux années précédentes, les zones où la densité est la plus élevée et les méthodes utilisées pour estimer la population. Le chiffre de Sintra-Cascais montre qu’il existe déjà des interventions de contrôle, mais il ne suffit pas à dire si la population baisse, se stabilise ou continue d’augmenter localement.
Avec environ 300 000 sangliers estimés sur le continent, le sujet dépasse la simple observation d’animaux sauvages. La suite dépendra surtout de la capacité à suivre les populations localement, à prévenir les dégâts et à encadrer les interventions dans les zones les plus sensibles, notamment les espaces naturels proches des habitations.
