Chaleur extrême et hiver rigoureux ont aggravé la mortalité au Portugal

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Chaleur extrême et hiver rigoureux ont aggravé la mortalité au Portugal

Une étude récente montre que les vagues de chaleur ont fait grimper la mortalité, surtout dans l’intérieur du pays. Et cet hiver, le Portugal a aussi enregistré sa plus forte surmortalité depuis dix ans, hors années de Covid-19.


Deux constats sanitaires ressortent en ce moment au Portugal: la chaleur extrême de ces dernières années a pesé sur la mortalité, et l’hiver a été marqué par un niveau élevé de décès en excès. Ensemble, ces données rappellent que les épisodes climatiques et saisonniers restent un sujet de santé publique important, surtout pour les personnes les plus vulnérables.

La chaleur a eu un impact plus fort dans l’intérieur du pays

Une étude récente montre que les épisodes de chaleur extrême observés au cours de la dernière décennie ont aggravé la mortalité au Portugal par rapport aux années 1990. L’effet n’est pas uniforme sur le territoire: il est plus marqué dans l’intérieur du pays, avec Trás-os-Montes comme l’une des zones les plus touchées. Ce type de résultat confirme que la chaleur ne se limite pas à un inconfort temporaire; elle peut aussi avoir des conséquences directes sur la santé, surtout chez les personnes âgées ou fragiles.

L’hiver a enregistré une surmortalité élevée

En parallèle, le Portugal a compté 4.685 décès de plus que prévu cet hiver, selon le bilan du Plan de réponse saisonnière en santé. Hors années de pandémie de Covid-19, il s’agit du niveau de surmortalité le plus élevé observé sur les dix dernières années. La surmortalité correspond à un excès de décès par rapport à ce qui serait attendu dans une période normale, et elle sert à mesurer l’impact réel d’un hiver, d’une épidémie ou d’autres facteurs de risque.

Un signal de santé publique à prendre au sérieux

Pris ensemble, ces deux constats montrent que le Portugal reste exposé à des pics de mortalité liés à la météo et à la saison. Cela concerne particulièrement les régions de l’intérieur, souvent plus vulnérables en raison de l’isolement, de l’âge moyen de la population ou d’un accès plus difficile aux soins. Le sujet est d’autant plus important que les épisodes de chaleur et les hivers difficiles peuvent se répéter, avec des effets qui s’ajoutent d’une année à l’autre.

Ce que cela change pour les habitants

Pour les habitants, surtout les personnes âgées, les malades chroniques et ceux qui vivent seuls, ces chiffres rappellent l’importance des gestes simples de prévention: boire suffisamment, éviter les fortes chaleurs, garder une maison tempérée et consulter rapidement en cas de symptôme inhabituel. Les municipalités, les familles et les services de santé ont aussi un rôle clé pour repérer plus vite les situations à risque. Ce type de données explique pourquoi la prévention saisonnière revient régulièrement dans l’actualité portugaise.

Ce qu’il faut retenir

La mortalité au Portugal reste sensible aux extrêmes de température et aux périodes hivernales, avec un impact particulièrement net dans l’intérieur du pays. Ces chiffres rappellent que la prévention sanitaire doit rester une priorité toute l’année.

Sources utilisées


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